Mon Rapport « Risques psychosociaux, stress et santé mentale au travail » a été voté en séance plénière à Strasbourg

Le Parlement européen reconnaît la gravité de la situation en matière de santé mentale au travail et appelle à une initiative en matière de risques psychosociaux.

La balle est désormais dans le camp de la Commission, qui, via le Quality Jobs Act à venir fin de l’année, dispose d’une occasion unique pour renforcer la prévention et la protection des travailleurs victimes de ce fléau qui se répand comme une traînée de poudre partout en Europe à l’ère du tout au numérique et à l’IA.

Le texte est ambitieux en ce qu’il:
-Définit les risques psychosociaux ;
-Appelle à ce que les maladies liées aux risques psychosociaux comme le burn-out soient reconnues comme des maladies professionnelles (pas encore le cas en Belgique non plus) ;
-Veut renforcer les inspections du travail, améliorer la collecte de données et accompagner les travailleurs tout au long de leur parcours professionnel, notamment lors du retour à l’emploi après une maladie ou un burnout ;
-Met l’accent sur le dialogue social et le rôle des partenaires sociaux dans la prévention des risques psychosociaux ;
-Vise une politique de tolérance zéro face aux violences et au harcèlement au travail, en particulier les violences fondées sur le genre, avec des obligations claires pour les employeurs en matière de prévention, de signalement et de protection des victimes.

De société de l’épuisement, nous devons contribuer à créer des lieux de travail sains dans lesquels chacun.e peut évoluer de manière sereine, a fortiori dans un contexte de renforcement de l’usage des technologies numérique et de l’IA au travail.

Il en va du bien-être des travailleurs mais aussi des finances publiques, avec un coût de pour la collectivité qui, aujourd’hui, explose littéralement.

Pour rappel…
Selon l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (OSHA), 44% des travailleurs déclarent être exposés à une forte pression temporelle ou à une surcharge de travail.

En Belgique, plus de 155 000 travailleuses et travailleurs souffrent de burn-out ou de dépression selon des chiffres de l’Inami (+ 32 % depuis 2021) avec un bond de 78% (par rapport à 2019) en coût d’indemnité d’invalidité.

Plus d’infos: https://estelleceulemans.be/avancee-dans-la-lutte-contre-les-risques-psychosociaux/

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