A l’heure où la Commission européenne travaille sur son Plan anti-pauvreté, il est indispensable de disposer d’indicateurs actualisés et étayés (en plus des études/comptages européens existants type SILC) pour mettre sur pied des politiques adaptées aux réalités.
Il faut que chaque comptage, où qu’il soit opéré en Europe, ne prenne pas seulement en compte les personnes qui vivent en rue : les citoyens se trouvant dans les structures d’urgence, d’hébergement temporaire ou d’aide sociale (souvent des femmes d’ailleurs), doivent également être pris en compte pour que nous disposions d’un état des lieux fidèle aux situations vécues sur le terrain.
A Bruxelles, une personne sur quatre hébergée par le Samu social est un enfant et l’on compte 50.000 personnes concernées par le sans-abrisme ou le mal-logement en Belgique (chiffres issus des derniers comptages régionaux belge 2022-2024).
On ne sera pas ambitieux en matière de lutte contre le sans-abrisme, le mal-logement ou la pauvreté sans indicateurs clairs de la diversité des situations. C’est possible, et c’est la condition sine qua non pour la mise en oeuvre de politiques efficaces.
Merci à FEANSA et à la KUL pour leur projet pilote présenté en Commission Emploi et Affaires sociales du Parlement européen ; un projet auquel 35 villes ont participé dans 21 Etats membres en 2025 et que l’on espère voir s’étendre.
Plus d’infos: https://www.kuleuven.be/lucas/en/images/poster-kickoff-verzameld.pdf
