J’ai assisté, à l’invitation des représentants des travailleurs, à des échanges dans le cadre des commémorations des 70 ans de la catastrophe du Bois du Cazier, à Marcinelle, lors de laquelle 262 travailleurs sont morts.
La question de la sécurité au travail reste d’une actualité brûlante, a fortiori dans le contexte actuel de dumping et de sous-traitance qui entraînent de moins en moins de lisibilité sur le type de législations auxquelles sont soumis les travailleurs, avec les conséquences dangereuses que cela implique en termes de (non) droits et d’insécurité sur le lieu du travail.
Raison pour laquelle je me mobilise, avec les forces progressistes du Parlement européen, pour obtenir, entre autres, des législations contraignantes en matière de sous-traitance, de transition juste, ou encore de risques psychosociaux.
Pour rappel, le 8 août 1956, 275 mineurs, de 12 nationalités différentes, dont 136 Italiens et 95 Belges, descendent dans la mine, comme chaque jour. A 8h10 du matin, le drame se produit. Suite à un malentendu avec la surface, un ouvrier, à moins 975 mètres, encage à un moment inopportun un chariot qui devait expulser de l’autre côté un wagonnet vide. Comble de malchance, celui-ci ne sort pas complètement, bloqué par un arrêtoir défectueux.
Ce qui était un simple incident d’encagement dégénère en véritable catastrophe.
Merci pour ce moment de mémoire indispensable
